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Samsung Galaxy S26 : la communication par satellite arrive sur tous les modèles

Samsung démocratise enfin la communication par satellite sur l’ensemble de sa gamme Galaxy S26, mais aussi sur les modèles plus anciens. Une généralisation qui s’appuie sur des partenariats carrier par carrier, avec des disparités importantes selon votre opérateur.

Après Apple dès l’iPhone 14 et Google avec ses Pixel 9, Samsung rattrape finalement son retard dans la course à la connectivité satellite. L’annonce officielle tombe ce jeudi : tous les Galaxy S26 (standard, Plus et Ultra) embarquent désormais cette technologie d’urgence, mais pas seulement. Le constructeur coréen active également ces fonctionnalités sur des modèles antérieurs, révélant au passage que le matériel était déjà présent mais désactivé logiciellement.

Un déploiement à géométrie variable selon les opérateurs

Samsung a choisi une approche pragmatique : s’appuyer sur les infrastructures existantes plutôt que de développer sa propre solution satellite. Résultat, l’expérience varie drastiquement selon votre carrier. Aux États-Unis, T-Mobile propose depuis 2025 les services T911, SMS et data via Starlink sur « certains Galaxy flagship et Galaxy A sortis après la série S21 ». Verizon se contente d’eSOS et de messagerie basique sur les Galaxy S25 et plus récents, tandis qu’AT&T prépare encore son lancement.

En Europe, Virgin Media O2 au Royaume-Uni active déjà certains smartphones Galaxy, MasOrange en Espagne démarre ses tests en mars, et Vodafone reste dans les starting-blocks. Le Japon fait figure de bon élève avec KDDI qui offre SMS, data et même l’intégration au système d’alerte tsunami (ETWS) sur les Galaxy S22 et suivants depuis 2025. SoftBank et NTT Docomo prévoient d’étendre ces services « plus tard en 2026 » (formule délicieusement floue).

L’aveu d’une capacité bridée artificiellement

Le plus révélateur dans cette annonce, c’est l’activation rétroactive sur d’anciens modèles. Samsung confirme que les Galaxy S21 et S22 disposaient déjà du hardware nécessaire, mais que les fonctionnalités étaient désactivées côté logiciel. Une stratégie classique mais frustrante pour les utilisateurs qui découvrent que leur smartphone de trois ans était « bridé » sans raison technique valable.

Won-Joon Choi, directeur R&D de Samsung MX, justifie cette approche par phases : « Nous nous efforçons d’être à la pointe de l’innovation dans ce domaine grâce à une collaboration ouverte avec nos partenaires mondiaux ». En clair : Samsung attendait que l’écosystème carrier soit mature avant d’appuyer sur l’interrupteur. Une prudence compréhensible, mais qui a laissé le champ libre à Apple pendant trois ans.

Franchement, cette fragmentation carrier-dépendante pose un vrai problème d’équité. Votre accès aux communications d’urgence ne devrait pas dépendre de votre choix d’opérateur ou de votre zone géographique. D’ailleurs, Samsung évoque prudemment une extension « across Galaxy product categories », ce qui pourrait inclure de futures Galaxy Watch (pourquoi pas, après tout).

Une démocratisation qui arrive enfin

L’aspect le plus positif reste l’inclusion de cette technologie sur la gamme Galaxy A. Contrairement à Apple qui réserve encore SOS satellite à ses iPhone premium, Samsung démocratise l’accès aux communications d’urgence sur ses smartphones milieu de gamme. Une approche plus inclusive qui devrait pousser la concurrence à suivre le mouvement.

L’intégration avec l’IA présente un potentiel intéressant : Samsung mentionne l’importance de « la connectivité fiable à l’ère de l’IA comme infrastructure quotidienne ». On imagine Galaxy AI optimisant automatiquement le basculement entre réseaux terrestres et satellite selon le contexte (franchement, ce serait bien pratique lors de vos randonnées en montagne).

Reste à voir si Samsung parviendra à harmoniser cette mosaïque de services entre opérateurs. L’idéal serait un standard unifié, mais connaissant les appétits commerciaux des carriers, on risque de vivre encore longtemps avec cette fragmentation. Attention tout de même aux surcoûts potentiels : certains opérateurs pourraient être tentés de facturer ces services satellite en supplément de votre forfait habituel.

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