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ANSES et 5G : pourquoi l’agence française estime que les ondes ne présentent pas de nouveau risque pour la santé

ANSES et 5G : pourquoi l’agence française estime que les ondes ne présentent pas de nouveau risque pour la santé

L’ANSES vient de publier son rapport définitif sur les ondes 5G, et le verdict est sans appel : aucun nouveau risque sanitaire identifié par rapport à la 4G. Une conclusion qui devrait faire taire les dernières polémiques, mais est-ce vraiment suffisant pour rassurer définitivement ?

Trois ans après le déploiement massif de la 5G en France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail tire enfin ses conclusions. Et autant dire que les résultats ne vont pas dans le sens des plus alarmistes : après analyse de plus de 400 études scientifiques menées entre 2023 et 2025, l’ANSES confirme que les nouvelles fréquences utilisées (notamment la bande 3,5 GHz) ne présentent pas de danger supplémentaire pour notre santé.

Des mesures terrain qui parlent d’elles-mêmes

Concrètement, qu’est-ce qui a changé depuis l’arrivée de la 5G dans nos poches ? Les équipes de l’ANSES ont procédé à des mesures d’exposition dans 50 villes françaises, de Marseille à Lille en passant par Lyon. Le constat est plutôt rassurant : le niveau moyen d’exposition aux ondes électromagnétiques a même légèrement diminué par rapport à 2023, malgré l’explosion du trafic de données.

Comment expliquer ce paradoxe ? Tout simplement par l’efficacité énergétique de la 5G. Là où une antenne 4G devait « pousser » fort pour faire transiter les mêmes volumes de données, la 5G optimise sa consommation et, par ricochet, son rayonnement. D’ailleurs, les constructeurs comme Ericsson ou Nokia ont largement communiqué sur cette amélioration de l’efficacité énergétique, qui représente un argument commercial de poids face aux préoccupations environnementales.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’exposition moyenne mesurée oscille entre 0,1 et 0,8 volt par mètre dans les zones urbaines denses, soit bien en deçà des seuils réglementaires fixés à 61 V/m pour les fréquences concernées. Même près des antennes les plus puissantes, les relevés ne dépassent jamais 5 V/m.

La question des ondes millimétriques enfin tranchée

Mais le vrai enjeu de ce rapport, c’était l’évaluation des fameuses ondes millimétriques. Ces fréquences ultra-hautes (26-28 GHz) qui font fantasmer les opérateurs pour leurs débits théoriques faramineux, mais qui inquiètent certains scientifiques par leur capacité de pénétration dans les tissus humains.

Verdict de l’ANSES : même si ces fréquences pénètrent moins profondément que les bandes plus basses, leur absorption par la peau reste largement inférieure aux seuils critiques. Les tests ont été menés sur différents types de peau (claire, mate, bronzée) et à diverses distances des émetteurs. Dans tous les cas, l’agence n’a identifié aucun mécanisme biologique susceptible de causer des dommages cellulaires.

Cette conclusion rejoint d’ailleurs celle de ses homologues européennes, l’Autorité sanitaire allemande (BfS) et l’organisme britannique PHE ayant abouti aux mêmes résultats lors d’études parallèles menées en 2025. Une convergence scientifique qui renforce la crédibilité des conclusions françaises.

Entre soulagement et nouvelles interrogations

Faut-il pour autant crier victoire ? L’ANSES reste prudente et recommande de poursuivre la surveillance, notamment avec l’arrivée annoncée des antennes 5G-Advanced prévues pour 2027. Ces nouvelles générations d’équipements promettent des débits encore plus élevés, mais aussi potentiellement des puissances d’émission supérieures.

L’agence pointe également du doigt un aspect souvent négligé : l’exposition indirecte via les objets connectés. Avec l’explosion de l’IoT et des dispositifs 5G embarqués (montres, capteurs, véhicules autonomes), notre environnement électromagnétique se complexifie. Si individuellement chaque objet émet peu, leur multiplication pourrait-elle créer un « effet cocktail » ? C’est la prochaine question sur laquelle planchent les chercheurs.

En attendant, ce rapport devrait au moins avoir le mérite de calmer les ardeurs des plus catastrophistes. Reste maintenant à voir si cette validation scientifique suffira à accélérer le déploiement de la 5G dans les zones encore récalcitrantes, où certaines mairies maintiennent leurs moratoires par principe de précaution.

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