Dans une réunion de travail qui s’était tenu le 28/10/2019 à Alger, le Collectif des Fabricants de produits électroniques et électroménagers a fait part de ses inquiétudes quant à la situation économique de son secteur, essayant ainsi d’attirer l’attention des pouvoirs publics afin de sauver leur filiale en déclin.


Premier problème rencontré par les constructeurs algériens de smartphones, et d’appareils électroniques et électroménagers aussi, c’est la mesure décidée par le ministère des Finances visant à remplacer le paiement par cash des kits SDK-CKD importés par un paiement à crédit différent sur 9 mois, chose que les maisons-mères et les fournisseurs refusent dans la plupart des cas.

Ainsi, le collectif a émis une liste comportant 7 risques qui guettent le Made in DZ, que voici :

  1. Risque de cessation de la production début-décembre.
  2. Risque d’augmentation de la facture d’importation des produits électrodomestiques et téléphonie de 7-10% (en devise).
  3. Risque de perte ou de manque à gagner aux banques algériennes au profit des banques étrangères.
  4. Risque de mise au chômage de plus de 40 000 employés qu’emploie l’activité de cette filière.
  5. Risque de pénurie des produits concernés avec en conséquence une hausse des prix de ces derniers.
  6. Risque de perte en taux de change surtout que la durée est très longue (9 mois).
  7. Risque de retour au régime d’importation en produit fini.

Ainsi, les 40 fabricants qui constituent ce collectif poussent leur dernier cri à l’intention des autorités publics avant de mettre fin à leurs activités et de redevenir des importateurs de produits finis, surtout que de nombreuses marques payent des personnes à l’étranger pour désassembler des produits finis afin qu’ils soient réassemblés en Algérie, et ce dans le but de respecter les pourcentages de taux d’intégration décidés par la loi.

Ainsi, même si l’importation parallèle fera en sorte d’éviter une pénurie de smartphones dans le pays, les prix risquent fortement d’augmenter avec la diminution de l’offre et la présumée prochaine chute de la valeur de la monnaie nationale, sans parler du chômage qui guette plus de 40.000 famille qui risquent de se retrouver du jour au lendemain sans source de revenu.

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