La vice-présidente du parlement demande l’interdiction de PUBG Mobile et Free Fire

Le vice-président de la chambre basse du parlement, madame Badra Ferkhi, vient d’émettre une proposition à destination du Premier ministre afin d’interdire l’accès à deux jeux vidéo que sont PUBG Mobile et Free Fire en Algérie.

Des arguments à nuancer

Pour appuyer sa proposition, la députée en question évoque de nombreuses plaintes émises par des parents soucieux d’un changement de comportement chez leurs enfants. Ces derniers, semble-t-il, passent beaucoup trop de temps sur leurs écrans à jouer à ses deux jeux ‘dangereux’.

L’expéditrice de la même lettre fait donc le lien entre ce temps passé sur ces deux jeux et le développement d’addictions et de comportement violents chez certains jeunes joueurs.

Un vieux débat

Il faut dire que cette polémique n’est pas une exception algérienne. Un débat similaire a eu lieu aux États-Unis en 2018 à cause de GTA Online, et dont les conclusions risquent de déplaire à madame la députée :

  1. Les addictions peuvent être le fruit de n’importe quelle activité pratiquée avec excès.
  2. Le pourcentage de personnes ‘violentes’ chez les joueurs n’est pas plus élevé que chez d’autres catégories (fans de sports, extrémises religieux…).
  3. L’état ne doit pas se substituer aux parents qui, eux, doivent savoir éduquer leurs enfants.

Quoi qu’il en soit, la balle est actuellement chez Premier ministre qui devra décider d’interdire ou pas ces deux jeux mobiles très populaires en Algérie. Néanmoins, on regrette qu’un débat public ne soit pas lancé à ce sujet avant de demander (ou pas) une interdiction pure et simple.

Texte complet de la lettre