La ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication, Imen Houda Feraoun, a appelé l’Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications (ARPT) à être davantage « transparente » dans ses décisions afin de mieux gérer les relations commerciales entre les opérateurs du secteur.

« L’ARPT, qui est une instance indépendante dans ses décisions mais aussi l’instrument de l’Etat pour instaurer la concurrence sur le marché, doit exercer en transparence afin de mieux gérer les relations commerciales entre les différents opérateurs », a précisé Mme Feraoun qui était l’invité du Forum du quotidien El Moudjahid.

Quant aux retards de traitement des doléances des opérateurs par les services de l’ARPT, Madame Feraoun a expliqué que « ces retards sont dus à des problèmes administratifs et techniques ». La ministre a rappelé, dans ce sens, avoir eu récemment une séance de travail avec les responsables de l’ARPT lors de laquelle plusieurs questions ont été examinées dont celles relatives aux doléances des opérateurs.

Elle a expliqué que « parfois les opérateurs ne comprenaient pas les réponses négatives de l’ARPT et que cela entraînait une certaine frustration qui amenait ces opérateurs à considérer cette instance comme un élément de blocage du secteur ».  « Nous avons exhorté l’ARPT à communiquer un peu plus, à expliquer ses décisions et à davantage de transparence » dans ses décisions, a-t-elle dit. Elle a ajouté, avoir exigé de l’ARPT l’élaboration d’un rapport relatif aux doléances des opérateurs qui sera rendu public avant la fin de l’année.

Concernant la Poste, Mme Feraoun a indiqué avoir demandé à l’ARPT d’effectuer des contrôles au niveau des bureaux de poste pour assurer une qualité de service.  Poursuivant ses propos, elle mettra en relief le fait que l’objectif est, en fait, de lui « permettre d’ouvrir un volet commercial qui est la bancarisation de ses activités, et ce, afin de pouvoir subventionner le service public. Cela permettra, d’une part, d’améliorer de manière sensible, les conditions de travail et les salaires de ses fonctionnaires et d’autre part de supprimer sa position malheureuse de gouffre de subventions de l’Etat », dit-elle. « Il ne faudrait plus que l’Etat subventionne une entreprise économique », soutient Mme Houda-Imane Faraoun, haut et fort. Et de déclarer : « Si on veut vraiment une source de revenus qui soit pérenne et utile, il faudrait penser à la banque postale ». Interrogé, ensuite, sur les délais impartis pour la réalisation du projet de la banque postale, elle répond que cela nécessite une durée de « deux années ».

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