Google annonce l’arrivée prochaine de nouvelles « cartes » dédiées aux symptômes médicaux. Quand vous chercherez « maux de tête », le moteur vous proposera en tête des résultats plusieurs contenus pour faciliter l’accès aux informations.

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Quand vous effectuez une recherche dans Google, pour un film par exemple, une « carte » s’affiche en haut des résultats. Il peut même y en avoir plusieurs selon les thèmes. Inspiré de Google Now, les cartes de Google Search (appelées outre-Atlantique Rich Cards) sont un condensé organisé automatiquement par Search pour faciliter l’accès à l’information qui semble la plus pertinente. Dans le cas du film, le moteur propose une fiche technique, un résumé, des images, les séances du jour, les acteurs, etc. Et naturellement, comme Now, Search s’enrichit régulièrement de nouvelles cartes thématiques. Et le prochain thème vient d’être annoncé officiellement : la santé.

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Dans quelques jours et uniquement sur la version américaine et anglophone du moteur, Search proposera des cartes liées à des symptômes courants, comme les maux de tête, la fièvre, certaines douleurs et même quelques maladies, avec plusieurs cartes selon la diversité des réponses possibles (les maux de tête peuvent en effet être unilatéraux, migraineux, ou localisés). Ce contenu est créé et compilé par des médecins, naturellement, ainsi que des experts d’écoles de médecine américaines et de cliniques. L’idée est d’apporter une information claire, sans pour autant apporter un diagnostic médical, car c’est le rôle du médecin. Le service sera évidemment étendu à d’autres pays et d’autres langues.

1 % des requêtes sur Google concerne la santé

Si vous pensez que Google outrepasse ses droits en proposant des informations à caractère médicales, réfléchissons-y sereinement. Car, il y a un vrai problème, certes, mais pas uniquement du côté de la firme de Mountain View. Nous miserions d’abord du côté des Internautes : selon Google, 1 % des requêtes réalisées sur son moteur concernent des symptômes médicaux. Après avoir effectué la recherche, ce même Internaute se rend sur différents sites, qu’il s’agisse du célèbre Doctissimo, du portail du magazine Top Santé, ou encore Wikipedia (qui n’est pas, pour rappel, une encyclopédie médicale ou le Vidal, même si certains l’oublient), sans oublier les milliers de sites thématiques. Comme l’explique Google, l’information disponible sur Internet à ce sujet est considérable et hétérogène.

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Que la réponse de Google soit adaptée ou non ne change rien à ce phénomène de mode : chaque Internaute est allé au moins une fois sur Internet pour essayer de savoir ce qu’il a, avec tout ce que cela comporte comme risque de mauvaise interprétation (car cela se combine souvent avec de l’automédication). Bien sûr, proposer des contenus à caractère médical, même validés par des professionnels dela  santé, ne baissera pas l’audience que le sujet génère. Mais le but, qui manque certainement de modestie, est de canaliser le besoin d’informations et d’amener les gens à consulter un médecin (et un vrai !).