Google vient de proposer son bulletin mensuel de sécurité s’accompagnant des habituelles mises à jour réglant quelques problèmes. Les appareils Nexus sont évidemment les premiers concernés. Samsung fait également figure de bon élève. Avec les autres constructeurs, il faudra être un peu plus patient.

11062016googlesécuritéimageune-1024x640

Depuis que la menace Stagefright fait parler d’elle, ces mises à jour fréquentes sont un moyen de corriger les failles de sécurité que les experts de chez Google découvrent au fur et à mesure de la vie de l’OS.

La dernière mise à jour mensuelle, publiée il y a peu, traite pas moins de 40 failles de sécurité. 6 d’entre elles sont à considérer comme majeures. En effet, deux de ces vulnérabilités critiques peuvent être exploitées à distance par un méchant pirate. Ce dernier peut ainsi accéder au contenu de votre appareil mobile pour y récupérer des informations personnelles et sensibles (photos, vidéos, SMS ou mails…). Ce qui n’est pas sans rappeler une fois de plus l’immortelle faille Stagefright.

Cette mise à jour de sécurité du mois de juin corrige également une nouvelle faille liée aux puces Qualcomm qui étaient déjà concernées par un problème de sécurité majeur. Sans surprise, ces mises à jour ne seront pas proposées à tout le monde en même temps. Les possesseurs d’appareils Nexus seront les premiers servis. Le fabricant sud-coréen Samsung a également fait preuve de rapidité pour la pousser sur mobiles récents (Samsung Galaxy S6 et S7). Les autres constructeurs n’ont pour le moment pas communiqué à ce sujet.

Une fois de plus, les faiblesses de l’OS liées à sa fragmentation sont mises en avant. D’après les derniers chiffres publiés par Google, la version 6.0 Marshmallow d’Android est enfin installée sur plus de 10% des appareils activés de par le monde. C’est trop peu pour garantir à chacun les protections nécessaires face aux différentes failles de sécurité.

En ce sens, Google est toujours à la recherche d’un moyen pour forcer les constructeurs à accélérer les mises à jour pour leurs différents appareils. Il y a quelques jours, il était question d’un mur de la honte. Aujourd’hui, le fait que Google pense à fermer son OS, à la manière d’Apple, est abordé par différents médias. Une solution radicale qui fera sans doute grand bruit.