Facebook a procédé à la suppression de plus de 350 pages et comptes pour «comportement fictif» qui seraient liés à la Russie. Parmi les victimes du nettoyage, plusieurs pages de l’agence d’information Sputnik. Cette dernière dénonce une censure.

Le réseau social le plus puissant au monde ne tolère pas être trompé, et a voulu le faire savoir. Jeudi 17 janvier 2019, le réseau social a révélé avoir identifié deux opérations d’envergure et a annoncé avoir procédé à la suppression de 289 pages et 75 comptes liés à des salariés de l’agence de presse moscovite Sputnik. La société de Mark Zuckerberg dénonce à leur sujet « un comportement inauthentique coordonné sur Facebook et Instagram ».

En réaction, Sputnik dénonce l’action de Facebook, sans nier cette activité. L’organe parle d’une « décision clairement politique », parlant même de censure pour la suppression de sept pages destinées à des pays limitrophes. Il assure que les employés ont ouvert ces pages en leur nom et en ont parlé en public. Il considère que ce comportement n’est pas « trompeur » mais une promotion classique de leurs contenus.

Sur la seconde campagne, les autorités américaines ont signalé une seconde campagne, comprenant 107 pages, groupes et comptes Facebook, ainsi que 41 comptes Instagram. Ils comptaient 180 000 abonnés sur Facebook et 55 000 sur Instagram. L’opération serait menée par des individus mentant sur leur identité, avec des caractéristiques proches des campagnes de l’Agence de recherche Internet (IRA), considérée comme une « ferme à trolls » de l’État russe.

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