Cette année, l’une des technologies liées à la téléphonie mobile (mais pas uniquement) connaitra une nouvelle étape dans son évolution : le lecteur d’empreinte digitale.

Parce que le design des smartphones a considérablement évolué en 2017, grâce à l’introduction des écrans panoramiques, les designers industriels des marques de téléphone ont dû réfléchir au positionnement le plus pratique pour ce composant.

Pour « intégrer » un lecteur d’empreinte dans l’écran, ou sous l’écran, il faut donc contourner le problème de capture de cette dernière, elle peut être réalisée grâce à l’électricité du doigt, par la pression exercée, par effet thermo-électrique ou photo-électrique.

Deux des solutions sont déjà connues : Qualcomm Sense ID et Synaptics Clear ID. Les deux s’utilisent derrière l’écran, c’est-à-dire derrière la couche LCD, la couche tactile et le verre de protection.

Une autre alternative à Sense ID et Clear ID a été présentée aujourd’hui. Et cette alternative est peut-être celle que toutes les marques de téléphonie attendaient. Elle émane du fabricant japonais d’écrans LCD Japan Display et s’adapte aux écrans de type LTPS, et plus précisément aux écrans Pixel Eyes développés par la firme niponne.

Il s’agit d’un capteur fabriqué à partir d’une surface minéral transparente. La technologie est capacitive : elle utilise l’électricité des doigts pour capturer l’image de l’empreinte (à une définion de 160 x 160 avec une résolution de 508 pixels par pouce). Elle s’installe non pas en dessous, mais au-dessus de la couche des cristaux liquides (et elle ne gêne pas la visibilité). Le capteur est carré et mesure 8 mm de côté.

La technologie serait déjà prête à être intégrée à des produits commerciaux. La firme affirme que les premières livraisons seront prêtes dans le courant de l’exercice fiscal 2018 de la firme, lequel débutera en avril 2018 et prendra fin en mars 2019. Inutile d’attendre une annonce d’ici là, outre peut-être, un prototype au Mobile World Congress.